miércoles, 7 de abril de 2010

La Marsellesa

Fruto de la Revolución Francesa, el himno nacional logró sobrevivir a los dos Imperios, la Restauración y la Ocupación antes de su oficialización definitiva por la República en 1946.

Claude-Joseph Rouget de Lisle, capitán de ingeniería en la guarnición de Estrasburgo, compuso este aire durante la noche del 24 al 25 de abril de 1792, a petición del alcalde de dicha ciudad, el barón de Dietrich. El canto, titulado Chant de guerre pour l'armée du Rhin (Canto de guerra para el ejército del Rin), se difundió en el país. Un general del ejército de Egipto, François Mireur, quien había acudido a Marsella con el fin de preparar la marcha conjunta de los voluntarios de Montpellier y de Marsella, lo presentó con el título de Chant de guerre aux armés aux frontières (Canto de guerra para los ejércitos de las fronteras). Las tropas marsellesas lo adoptaron entonces como cantar de marcha. Lo entonaron al entrar en París, el 30 de julio de 1792, y los parisinos lo bautizan como La Marseillaise.

Durante la Primera República, este himno formaba parte de los aires y cantos cívicos que contribuyeron al triunfo de la Revolución. Los dos Imperios, la Restauración y la II República prefirieron cantos de circunstancias. No fue sino hasta la III República cuando La Marsellesa recuperó su rango de himno nacional en todas aquellas ocasiones en las cuales las bandas militares han de tocar un aire oficial. El Estado francés lo conserva y el Gobierno de la Francia liberada le vuelve a atribuir un estatuto de primer orden al lado del himno de carácter oficioso, es decir Le Chant des Partisans (El Canto de los Partidarios). La Marsellesa será finalmente instituída como himno nacional en la Constitución de la IV y de la V República (artículo 2 de la Constitución del 4 de octubre de 1958). En 1974, Valéry Giscard d'Estaing, el entonces Presidente de la República, hace que se modifique de acuerdo con las partituras antiguas y que se vuelva a armonizar con un ritmo diferente. A partir de 1981, el himno será interpretado nuevamente de acuerdo con las partituras y el ritmo vigentes hasta 1974.

La Marseillaise

1

Allons enfants de la Patrie, Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie, L'étendard sanglant est levé ! (bis)
Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans nos bras Egorger nos fils et nos compagnes !

Refrain

Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons !
Marchons ! marchons ! Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !

2

Que veut cette horde d'esclaves, De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah! quel outrage ! Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage !

3

Quoi ! ces cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient Les maîtres de nos destinées !

4

Tremblez, tyrans et vous perfides, L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre, S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux, Contre vous tout prêts à se battre !

5

Français, en guerriers magnanimes, Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes, A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires, Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié, Déchirent le sein de leur mère

6

Amour sacré de la Patrie, Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté, Liberté chérie, Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux, que la victoire Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire !

7

Nous entrerons dans la carrière Quand nos aînés n'y seront plus;
Nous y trouverons leur poussière Et la trace de leurs vertus. (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil De les venger ou de les suivre !

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